Les Sources du funéraires en France à l’époque contemporaine – dir. Bruno BERTHERAT

Yann ARDAGNA, Emmanuel BELLANGER, Véronique BELLE, Julien BERNARD, Bruno BERTHERAT, Régis BERTRAND, Tessa BOEHM, Anne CAROL, Christian CHEVANDIER, Xavier DEFLORENNE, Fabienne DUTEIL-OGATA, Tony FOGACCI, Bérengère GLEIZE, Guénola GROUD, François GUYONNET, Emmanuelle HÉRAN, Patricia HIDIROGLOU, Pierre-Yves KIRSCHLEGER, Jacqueline LALOUETTE, David LAVERGNE, Jean MARX, Sandra MENENTEAU, Serenella NONNIS-VIGILANTE, Didier PAYA, Nicolas PICARD, Isabelle RENAUDET, Sylvie ROBIN, Thomas ROMON, Stéphanie SAUGET, Yann SCIOLDO-ZÜRCHER, Verònica SIERRA-BLAS, Marc SYLVAIN, Pascale TROMPETTE, Gian Marco VIDOR.

Les Sources du funéraires en France à l’époque contemporaine, quatrième de couverture :
Qu’est-ce que le funéraire ? C’est un ensemble, nous dit-on ici, de discours, de représentations et de pratiques sociales autour de la mort, des funérailles, du deuil et de la mémoire des disparus. Et pourquoi ce funéraire est-il si important ? Parce qu’il perpétue la mémoire d’une communauté, écarte la rupture entre la société des vivants et celle des morts. Pour la première fois, une équipe de chercheurs en sciences humaines et sociales et de conservateurs du patrimoine brasse les sources du funéraire, anciennes et nouvelles, en livre les clés d’accès, dévoile les enjeux et l’importance de ce patrimoine pour les sociétés à venir.

Extrait :
Les morts laissent des traces. L’époque contemporaine en regorge. Elles sont à l’origine de grands récits historiques incarnés en France par Philippe Ariès, Michel Vovelle et plus proche de nous Régis Bertrand. Fruits d’une époque associée à de profondes transformations des rites et des politiques de gestion des corps, ces récits sont nés de l’exploitation d’archives publiques et privées foisonnantes. Ils sont devenus des témoignages sur le rapport des sociétés contemporaines occidentales à leurs défunts dans une période marquée par la médicalisation de la fin de vie, la professionnalisation du secteur funéraire et l’individualisation de l’accompagnement de la mort de plus en plus affranchie des pratiques religieuses.

Collection : En-Jeux
Pagination : 398 pages
Format : 15,1 x 21
ISBN : 978-2-35768-044-9
Prix : 23 €
Parution : juin 2015

La Bible en latin, intangible ? – Peter STOTZ

Bible_latin_p.StotzPeter Stotz, professeur émérite à l’Université de Zürich, est l’un des meilleurs représentants de la philologie latine du Moyen Âge, cette branche du savoir qui aide à comprendre les mutations du latin et des cultures classiques depuis l’Antiquité jusqu’aux Temps modernes. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et travaux aux intérêts variés, dont un grand manuel du latin médiéval d’où est issue une introduction à l’identité linguistique de l’Europe.

Avec cet ouvrage, Peter Stotz aborde un sujet n’ayant pas été traité ainsi depuis 1894. Cette nouvelle synthèse de l’évolution de la Bible dresse un tableau de ses nombreuses traductions et de leurs origines. Stotz montre à un lecteur averti que ce livre, « intangible », sans cesse adapté, est tout sauf un document figé : un guide pour certains, un objet d’analyse pour d’autres, une chose est sûre, la Bible fait partie intégrante de l’Histoire.

La Bible en latin, intangible ?, quatrième de couverture :
Les humanistes du XVIe siècle nous ont accoutumés à ne penser la Bible qu’à partir de ses langues d’origine, l’hébreu et le grec. C’est oublier que toutes les traductions en langues occidentales ont pris naissance à partir des traductions latines. L’une d’elles, la Vulgate, fut longtemps considérée comme sacrée, alors qu’elle connut plusieurs révisions jusqu’à la fin du XXe siècle. La croyance en l’immuabilité du latin biblique est donc un leurre qu’il faut dénoncer. Le livre limpide de Peter Stotz dresse un tout autre constat, issu d’une réflexion sur les enjeux et les succès de cette Bible en latin que l’on a cru inspirée, sur l’idée aussi de traduction littéraire.

Extrait :
Les hommes du Moyen Âge considéraient la Bible comme un livre saint – ou plus exactement, comme le livre saint. Il s’agissait là d’un des fondements de leur conception du monde. La forme même de ce livre et ce qui l’entouraient en étaient autant de manifestations évidentes. Il suffit de penser aux précieuses reliures ou à l’encensement de l’évangéliaire qui précédait la lecture de l’Évangile.[…] Le caractère sacré qui était attribué à la Sainte Écriture ne se manifeste cependant pas seulement à travers ces représentations symboliques, il s’exprime également dans les attitudes adoptées vis-à-vis de la teneur du texte.

Collection : En-Jeux
Pagination : 142 pages
Format : 15,1 x 21
ISBN : 978-2-35768-048-7
Prix : 12 €
Parution : novembre 2015

La négociation de la force de travail – dir. Franck PETIT

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Auteurs :
Valérie BERNAUD, Christian BONNENFANT, Florence CANUT, Guillaume CHAMPY, Anaëlle DONNETTE-BOISSIERE, Laurène GRATTON, Agnès MAFFRE-BAUGÉ et Franck PETIT.

La négociation de la force de travail, quatrième de couverture :
Le contrat de travail , que connaît une très forte majorité de la population active, a un contenu de plus en plus riche et complexe. Il est fini le temps où l’on se contentait d’un engagement oral ou d’un court écrit – telle une lettre d’engagement de rédaction sommaire – précisant uniquement la qualification du salarié et le montant de sa rémunération. Actuellement, les contrats incluent de nombreuses clauses – telles qu’une clause de variation de la rémunération, une convention de forfait, une clause de mobilité, une clause d’invention, une clause de conscience pour certains métier…- qui apportent des réponses essentielles au contenu de la relation de » travail. Cet ouvrage propose d’en donner une approche à la fois générale et particulière en vue d’aider les salariés, les praticiens, les étudiants et les enseignants à mieux connaître les droits individuels nés du contrat du travail.

EXTRAIT
Cette rencontre est d’abord originale dans son objet et sa composition : le thème de la négociation de la force de travail ramène au début d’une relation de travail qu’il faut sécuriser. Précisément, le rôle de l’avocat est essentiel dans cette matière du droit du travail, devenu prolifique, changeante et complexe. Nous sommes en présence d’experts du droit dont l’expérience, les connaissances techniques, l’indépendance leur permettent d’apporter aux salariés, aux employeurs, aux organisations syndicales un éclairage précieux qui, s’il n’étaient pas sollicités, pourrait laisser le justiciable dans l’ignorance et le désarroi.

Collection : En-Jeux
Pagination : 170 pages
Format : 15,1 x 21
ISBN : 978-2-35768-046-3
Prix : 12 €
Parution : juillet 2015

Le cinéma et ses publics – Emmanuel ETHIS

Cinema_EthisRecteur de l’Académie de Nice et chancelier des universités, Professeur des universités, Sociologue de la Culture, Emmanuel Ethis consacre ses recherches à la sociologie du cinéma, à la réception des œuvres filmiques et à l’analyse des publics et des spectateurs de cinéma et des grands festivals (Cannes, Avignon,…). Président de l’Université d’Avignon de 2007 à 2015, il préside le Haut Conseil de l’Éducation Artistique et Culturelle et l’Institut Supérieur des Techniques du Spectacle.

Le cinéma et ses publics, quatrième de couverture :
Qu’est-ce que la sociologie, et plus précisément la sociologie du cinéma ? Comment, à l’heure des productions de masse et de l’individualité, le cinéma peut-il rester cet outil sociologique précieux, toujours au service de son public ? Emmanuel Ethis montre ici de quelle manière cette « pratique culturelle » ouvre la porte aux observations sociologiques, nous transforme et, partagée par tous, nous rassemble. Déterminants sociaux et phénomène d’imitation sont au cœur de cette conférence, ponctuée d’anecdotes visant à éclairer le lecteur et lui permettre de s’ouvrir à la réalité qui l’entoure.

EXTRAIT
Lorsque l’on fait des analyses statistiques et que l’on pose les bonnes questions au public, nous arrivons systématiquement à nous resituer par rapport à lui, à ses goûts cinématographiques. Ceux-ci nous apprennent beaucoup et nous amènent à avoir des expressions un peu curieuses, qui nous bousculent légèrement et qui, forcément, interpellent le sociologue de cinéma. Par exemple, il nous arrive de déclarer très simplement : « J’adore cet acteur » ou « J’adore cette actrice ». Cela ne semble pas surprenant, mais seriez-vous capable de de dire cela d’une personne quelconque, de dire que vous adorez un tel ou un tel avec la même conviction, avec la même force et le même détachement avec lequel vous arrivez à déclarer votre amour pour tel comédien ou telle comédienne ?

Collection : Entre-Vues grandes conférences
Format : 10,5 x 20
ISBN : 978-2-35768-024-1
Prix : 7 €
Parution : juin 2015

Vivre et faire vivre la laïcité – Abdennour BIDAR et Gérard DELFAU

Laïcité_AbdennourAbdennour BIDAR
Professeur agrégé de philosophie, essayiste , chroniqueur radio, chargé de mission sur la pédagogie de la laïcité au Ministère de l’Education nationale, qui va traiter des origines historiques et philosophiques du concept de laïcité.

Gérard DELFAU
Ancien maître de conférences à l’université Paris VII , sénateur honoraire de l’Hérault, président de l’association ÉGALE (Égalité, Laïcité, Europe), qui évoquera le vote de la loi de 1905 et et son application jusqu’à nos jours.

Vivre et faire vivre la laïcité, quatrième de couverture :
« S’inscrivant dans le droit fil de la Réforme, de Descartes et des Lumières, comme dans celui du libre examen et du rationalisme, la laïcité entretient un rapport singulier avec la morale, qu’elle veut circonscrite à l’humain, affranchie de tout dogme, de toute parole sacrée. Une morale civique et républicaine qui n’exclut pas mais n’impose pas de références religieuses. »
Conférence du 29 mai 2015

EXTRAIT
La séparation des Églises et de l’État est au profit de la vie spirituelle dans l’État laïque, c’est librement, sans contrainte, que chacun peut choisir d’adhérer – ou pas – à ce qu’il considère – ou pas – comme « volonté divine » ou à toute autre forme de spiritualisation de son existence. La laïcité délivre ainsi en quelque sorte les religions de leur perpétuelle tentation d’exercer une domination sur les consciences, et d’avoir le monopole de l’administration de la vie spirituelle. Elle les prémunit contre leur pulsion totalitaire qui est de considérer leurs messages comme des commandements absolus en face desquels la conscience humaine n’aurait que l’absence de choix de la soumission. La laïcité n’est donc pas l’ennemie de la religion en général, mais leur meilleure alliée, puisqu’en donnant aux individus les moyens d’une liberté de religion et d’une liberté vis-à-vis de la religion, elle en fait des êtres spirituellement libres.

Collection : Entre-Vues grandes conférences
Format : 10,5 x 20
ISBN : 978-2-35768-042-5
Prix : 7 €
Parution : octobre 2015

Envoûtant Ventoux – Franck PETIT

Docteur de la Sorbonne en 1997 (Prix de thèse de l’Union des Industries métallurgiques et Minières), maître de conférences à l’université Panthéon-Sorbonne,  professeur à l’université d’Avignon et des Pays de Vaucluse (2008), Franck Petit habite le Comtat-Venaissin, qu’il connaît depuis longtemps. Élu doyen de la faculté de droit, d’économie et de gestion d’Avignon en 2011, il poursuit ses recherches principalement dans deux directions : le droit social et l’histoire. Il a publié, seul ou en collaboration, une vingtaine d’ouvrages juridiques et historiques, et plus de 250 articles. En 2015, il est élu à l’Académie de Vaucluse. Il vient de recevoir le Prix Gossier de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen pour sa biographie du compositeur d’origine normande Charles Lenepveu (Ed. Mare et Martin, 2015).

Envoûtant Ventoux, quatrième de couverture :
Qui n’a pas surpris un jour le Ventoux à tressaillir de ses plissements dans la lumière rasante du crépuscule ? Qui ne s’est pas arrêté au pied de cette montagne pour admirer la couleur fauve des vignes, le doré des hêtres, le rouge des cerisiers, le feu des érables en automne ? Qui n’a pas été giflé sur la calotte sommitale par le mistral hurlant ?
Ce Ventoux qui reste en changeant, qui change en restant, est le personnage unique de ce livre. Franck Petit, qui vit au pied du Ventoux, retrace l’histoire du « Géant de Provence », un lieu de contrastes, que les artistes, les naturalistes, les sportifs et les touristes se plaisent à découvrir, à grimper et à décrire.

Extrait :
Un jour, un comtadin amoureux du Ventoux m’interroge en me demandant à qui appartient le Ventoux. Me souvenant qu’il était partagé entre plusieurs communes, je pars dans une énumération hésitante : « Il appartient à Bédoin et à Flassan…à Malaucène, bien sûr…à Caromb, pour le versant occidental… à Beaumont du Ventoux et au petit village voisin de Saint Léger du Ventoux, sans aucun doute…à Brantes, le village perché…à Savoillan…pour le versant est, à Sault…J’allais oublier Villes-sur-Auzon, Monieux et Aurel, qui sont rattachés au massif… ». En réalité, j’avais dans mon esprit et mon langage déjà détruit l’unité et, partant, la majesté du Ventoux, en le rendant à l’état de puzzle inachevé. Mon interlocuteur m’arrête rapidement pour me dire cette vérité qui me laissa bouche bée :
« Le Ventoux appartient à celui qui le regarde ».

Collection : En-Jeux
Format : 15 x 21,1
ISBN : 978-2-35768-052-4
Parution : juillet 2016